Ğeconomicus est un jeu de simulation économique permettant de découvrir l’influence de la création monétaire sur les échanges. Les joueurs y achètent et vendent des valeurs économiques (biens, services) dans le but d’en créer de nouvelles. Le temps est un facteur important du jeu, à plusieurs niveaux, notamment par le cycle de vie des humains et des valeurs.

Dans la version monnaie-dette, c’est la banque qui crée la monnaie; dans la version monnaie libre, la monnaie est créée automatiquement à chaque tour. Ce sont les seuls changements dans le jeu. On compare ensuite les résultats, et les sensations de chacun.

Règles détaillés du jeu à http://geconomicus.glibre.org/

Le jeu s’effectue en 10 tours, chacun représentant 8 ans.

Le 8 avril 2017, 11 joueurs ont participé au Ğeconomicus à Montmerle sur Saône.

Le compte-rendu en vidéo

1ère partie : Monnaie dette

Les banques privées émettent la monnaie en contrepartie d’une dette. Pour qu’il y ait de la monnaie en circulation dans le jeu, les joueurs ont du s’endetter auprès du banquier. Le banquier fournissait 3 unités au joueur, qui devait en fin de tour, rembourser le principal de 3 unités + 1 unité pour les intérêts. Le joueur pouvait également ne pas rembourser le principal mais uniquement l’intérêt en fin de tour et le crédit était reporté au tour suivant. Si un joueur ne peut pas rembourser un crédit, la banque lui saisit des valeurs (d’un montant supérieure au crédit + les intérêts + les frais de saisie).

La moyenne des valeurs créées par les joueurs est autour de 21.

 

La banque, via les intérêts des crédits qu’elle a accordé aux joueurs, s’est approprié une bonne partie des valeurs créées par les joueurs.

Quand un crédit de 3 unités est accordé, en fin de tour le joueur doit rembourser les 3 unités+ 1 unité pour les intérêts. Il peut aussi ne rembourser que les intérêts, le crédit étant reporté le tour suivant. Si un joueur ne peut pas rembourser un crédit, la banque lui saisit des valeurs (d’un montant supérieure au crédit + les intérêts).

On voit sur ce graphisme qu’avec le remboursement des intérêts il y a de moins en moins de monnaie en circulation par rapport aux crédits souscrits.

La banque a été prudente dans l’attribution des crédits, s’assurant avant d’accorder un nouveau crédit à un joueur, qu’il a bien en valeur le total des crédits dus + les intérêts dûs + 50% afin de couvrir les frais de saisie au cas où… Cette prudence a limité les joueurs dans le nombre de crédits, et de moins en moins de joueurs souhaitaient s’endetter ayant trop de difficulté à trouver dans l’économie de la monnaie pour rembourser le principal et les intérêts de leur crédit.

Dans un autre Ğeconomicus que j’avais animé en décembre 2016, la banque avait été très accommodante pour accorder des crédits, les joueurs arrivaient à faire beaucoup d’échange, cependant à la fin de la partie les joueurs n’ont pu rembourser leur crédits et la banque a saisi la quasi totalité des valeurs des joueurs.

Avec une monnaie dette, la quantité de monnaie en circulation dépend des règles que le banquier impose pour l’attribution des crédits, ce qui a un fort impact sur la création de valeur par les joueurs.

2ème partie : Monnaie libre

Avec la monnaie libre, la monnaie est co-créée par l’ensemble des joueurs. Ainsi au début de chaque tour chaque joueur perçoit de nouvelles unités monétaires.

La moyenne des valeurs créée par les joueurs est à plus de 70, largement supérieure par rapport à la monnaie dette. De plus l’écart type, à 30%, est plus faible.

Comparaison, sensation des joueurs

Les intérêts à donner au banquier avaient semblé raisonnables en début de partie. En effet, 1 unité d’intérêt après 8 ans pour 3 unités empruntées, représente 33%, soit 4% par an. Ce qui correspond aux taux d’intérêts moyens des années 1960 à 2000. Mais en cours de partie, cela a paru exorbitant pour les joueurs. En effet, en simulant le temps long sur 80 ans, on ne voit pas les choses de la même manière.

Les échanges étaient plus sereins avec la monnaie libre. Même si on n’avait plus de monnaie à un moment donné, on savait qu’au prochain tour on aurait de nouveau de la monnaie pour les échanges.

Avec la monnaie libre, pas de stress pour rechercher de la monnaie pour payer les intérêts au banquier.

Les joueurs se sont demandés si la banque avait été plus permissive dans l’attribution des crédits, il y aurait eu d’avantage de valeurs créées et la banque y aurait peut-être gagnée un peu plus en obtenant d’avantage d’intérêts.

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